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Le temple de la sf
 

puce Sommaire des articles de cette rubrique

   

puce Les 1ers OVNIs (jusqu'à1957) (le 15/07/2007 à 18h57)

La genèse des soucoupes volantes

Merci à  Mr Thomasse.

 

 

1300 av. J.-C

XIVe siècle av. J.-C

TYPE 5 (Disque lumineux hypothétique ainsi que rencontres rapprochées)

Les OVNIS dans la bible 1

Moyen-Orient

Livre de l'Exode

Les érudits datent l'Exode du XIVe siècle av. J.-C. Au chapitre 13, versets 21-22, alors que Moïse conduit les enfants d'Israël hors de l'Egypte et vers le mont Sinaï et la Terre Promise, " ... l'Eternel allait devant eux, le jour dans une colonne de nuée pour les guider dans leur chemin, et la nuit dans une colonne de feu pour les éclairer, afin qu'ils marchassent jour et nuit ". D'après Brinsley le Poer Trench, il s'agirait là " d'une magnifique description de soucoupe volante contemporaine ".

 

900 av. J.-C

TYPE 5 (Disque lumineux hypothétique ainsi que rencontres rapprochées)

Les OVNIS dans la bible 2

Moyen-Orient

Second Livre des Rois

Dans le chapitre 2, le prophète Elie - qui vécut quelque 900 ans av. J.-C. - traverse à pied sec le Jourdain avec son fils Elisée. Au verset 11, " comme ils continuaient de marcher en parlant, voici, un char de feu et des chevaux de feu les séparèrent l'un de l'autre, et Elie monta au ciel dans un tourbillon ". D'après certains commentateurs, il s'agirait de la description du prophète montant à bord d'une soucoupe volante.

 

597 av. J.-C

TYPE 5 (Disque lumineux hypothétique ainsi que rencontres rapprochées)

Les OVNIS dans la bible 3

Moyen-Orient, Mésopotamie

Livre d'Ezéchiel

Ce prophète hébreu, prisonnier de Nabuchodonosor, roi de Babylone, fut emmené en Mésopotamie (en fait, l'Irak actuel) en 597 av. J. -C. A quatre occasions, il eut des visions de ce que certains auteurs tiennent pour des engins spatiaux extraterrestres. On les trouve aux chapitres 1, 8, 10 et 43. La première description dit notamment ceci : " Un tourbillon vint du nord, une grosse nuée, qui répandit de tous côtés une lumière éclatante au centre de laquelle brillait comme de l'airain poli, sortant du milieu du feu ". A partir de cette description, Joseph F. Blumrich, haut fonctionnaire du Marshall SpaceFlight Center de la NASA, put reconstruire l'" engin spatial " vu par Ezéchiel. D'après Blumrich, il s'agissait d'un appareil complexe, du genre hélicoptère quadruple.

 

 

329 av. J.-C

TYPE 2 (Disque lumineux)

L'OVNI d'Alexandre Le Grand 1

Fleuve Jaxartes, Inde

En 329 av. J.-C., alors qu'Alexandre et son armée franchissaient la rivière Jaxartes en Inde, deux " boucliers d'argent brillant " plongèrent du ciel sur les colonnes militaires, entraînant la dispersion des chevaux et des éléphants.

 

322 av. J.-C

TYPE 2 (Disque lumineux)

L'OVNI d'Alexandre Le Grand 2

Tyr, Phénicie

En 322 av. J.-C., Alexandre assiégeait Tyr, une ville de Phénicie (le Liban actuel). Les soldats des deux camps observèrent avec stupéfaction un large " bouclier volant ", se déplaçant en formation triangulaire accompagné de quatre " boucliers " plus petits, et décrivant des cercles autour de la cité en guerre. Soudain, le plus gros des ovnis lança un rayon de lumière contre le mur de la cité en face des assaillants et le troua. D'autres rayons furent émis, détruisant les défenses de la citadelle. Les troupes d'Alexandre tirèrent vite avantage de la situation et pénétrèrent dans la ville. Les ovnis demeurèrent dans le ciel jusqu'à ce que l'armée se soit totalement emparée de ville. Ce n'est qu'alors qu'ils se remirent en route et disparurent.

 

216 av. J.-C

TYPE 4 et 5 (Disque lumineux, lumières dans le ciel)

Témoignages de l'époque romaine 1

Italie, Rome, Lanupium

Julius Obsequens, un romain païen du IVe siècle, relate dans son œuvre nommée Prodigia qu'en 216 av. J.-C., " des choses comme des nefs furent vues dans le ciel " de l'Italie. Le même phénomène réapparut au-dessus de Rome l'année suivante, et fut également observé au-dessus de la ville de Lanupium (à 25 km de Rome) en 170 av. J.-C., selon un texte allemand du XVIe siècle.

 

213 av. J.-C

TYPE 4 et 5 (Disque lumineux, lumières dans le ciel)

Témoignages de l'époque romaine 2

Italie

Tite Live (le très estimé historien romain Titus Livius, né en 59 av. J.-C. et mort en l'an 17 de notre ère) rapporte une observation faite en 213 av. J.-C. à Hadria, dans le golfe de Venise, Italie, et parle de la présence dans le ciel de ce qui ressemblait à un autel, entouré " de l'étrange spectacle d'hommes vêtus de blanc ".

 

203 av. J.-C

TYPE 4 et 5 (Disque lumineux, lumières dans le ciel)

Témoignages de l'époque romaine 3

Italie, Setie

Julius Obsequens écrit qu'en 203 av. J.-C., " à Setie (environ 80 km de Rome), une lumière éblouissante comme une torche fut observée dans le ciel, se déplaçant d'Est en ouest ", et qu'elle était accompagnée d'un autre objet.

 

90 av. J.-C

TYPE 4 et 5 (Disque lumineux, lumières dans le ciel)

Témoignages de l'époque romaine 4

Italie, Spoletum

Julius Obsequens écrit qu'en 90 av. J.-C., " en territoire de Spoletum, un globe de feu, de couleur dorée, tomba du ciel sur la terre, se mit à tourner… puis devint plus grand en taille, et on vit s'élever de la Terre, aller vers l'est, et obscurcir le disque solaire de sa grandeur ".

 

66 av. J.-C

TYPE 4 et 5 (Disque lumineux, lumières dans le ciel)

Témoignages de l'époque romaine 5

Italie

Pline l'Ancien (23-79) parle de " rayons brillants dans le ciel " dans son Historia Naturalis, et raconte comment en 66 av. J.-C. une " étincelle " tomba d'une étoile sur la Terre, devint plus grosse que la lune puis, diminuant de taille, s'en retourna au ciel.

Dans son Historia Naturalis, Pline affirme : " Une lumière dans le ciel nocturne, phénomène généralement appelé ''soleil de minuit'', fut observé sous le consulat de Gaius Caecilius et Gnaeus Papirius, ainsi qu'à de nombreuses autres occasions, créant en pleine nuit une lumière semblable à celle du jour. Sous le consulat de Lucius Valerius et de Garius Marius, un bouclier de feu semant des étincelles traversa le ciel d'Est en ouest alors que se couchait le soleil ".

 

An 22

Règne du pharaon Thoutmès III ; 3eme mois de l'hiver et à la sixième heure du jour

TYPE 5 (Disque lumineux)

La première observation officielle

Egypte

D'après un papyrus retrouvé dans les papiers d'un directeur du Musée égyptien du Vatican, " en l'an 22, au troisième mois de l'hiver et à la sixième heure du jour (...), les scribes de la Maison de Vie s'aperçurent qu'un cercle de feu apparaissait dans les cieux... Il n'avait pas de tête, le souffle de sa bouche avait mauvaise odeur. Son corps faisait une perche (environ 5 mètres) de long et une perche de large. Il n'avait pas de voix ". Les scribes sombrèrent dans la confusion. Ayant entendu parler de l'événement, le pharaon médita sur le sujet, mais au bout de quelques jours, " ces choses dans le ciel devinrent plus nombreuses que jamais. Elles brillaient dans le ciel plus fort que l'éclat du soleil, et s'étendaient jusqu'aux limites des quatre colonnes supportant les cieux... L'armée du pharaon, et lui au milieu d'elle, observa cela. C'était après le dîner. Sur ce, ces cercles de feu montèrent plus haut dans les cieux en direction du sud... ".

 

Année 457

TYPE 4 et 5 (Disque lumineux, lumières dans le ciel, rencontres rapprochées)

Mystères de l'Europe médiévale 1

Grande-Bretagne, nord de la France, Suisse

Conrad Wollfart, connu sous le nom de Lycosthenes, professeur à l'université de Bâle, en Suisse, depuis 1539, rapporte qu'en 457, au-dessus de la Grande-Bretagne et du nord de la France, " une chose flamboyante en forme de globe fut vue dans le ciel. Sa taille était immense et de cette boule de feu sortaient deux rayons, l'un qui allait plus loin que la France, et l'autre qui allait en direction de l'Irlande, et se terminait en feu, comme des faisceaux ".

 

Année 584

TYPE 4 et 5 (Disque lumineux, lumières dans le ciel, rencontres rapprochées)

Mystères de l'Europe médiévale 2

France

Saint Grégoire, évêque de Tours (France), raconte dans son Historia Francorum (" Histoire des Francs ") comment, en 584, " apparurent dans le ciel de vifs rayons de lumière qui semblaient se croiser et se heurter ", et comment, l'année suivante, " au mois de septembre, certaines personnes virent des signes, à savoir des rayons ou des dômes comme on voit généralement filer dans le ciel ". A un autre endroit, saint Grégoire décrit des " globes dorés " qui, à plusieurs occasions, furent observés alors qu'ils passaient à la vitesse de l'éclair dans le ciel de France.

 

Année 793

TYPE 4 et 5 (Disque lumineux, lumières dans le ciel, rencontres rapprochées)

Mystères de l'Europe médiévale 3

Angleterre, Northumbrie

En 793, la Anglo-saxon Chronicle rapporte : " En cette année, de terribles présages apparurent en Northumbrie, et affligèrent grandement ses habitants. Il s'agissait d'exceptionnels éclairs de foudre, et de dragons de feu qu'on voyait voler dans les airs ". Ces événements furent également consignés par Roger de Wendover, lequel écrit : " des dragons de feu dans le ciel effrayèrent l'infortunée nation des Anglais ".

 

Année 1104

TYPE 4 et 5 (Disque lumineux, lumières dans le ciel, rencontres rapprochées)

Mystères de l'Europe médiévale 4

Suisse

Wolffart note qu'en Suisse, en 1104, " des torches ardentes, des traits de feu, du feu volant, furent souvent vus dans le ciel cette année-là. Et il y avait, proches des étoiles, comme des essaims de papillons et de petits vers ardents de nature étrange. Ils volèrent dans les airs et obscurcirent le soleil comme auraient fait des nuages ".

 

Année 1113

TYPE 4 et 5 (Disque lumineux, lumières dans le ciel, rencontres rapprochées)

Mystères de l'Europe médiévale 5

Angleterre

En Angleterre, en 1113, un groupe d'ecclésiastiques de Laon allaient de ville en ville dans le Wessex (sud-ouest de l'Angleterre), portant avec eux les reliques de la Vierge Marie, lesquelles leur permettaient d'opérer des guérisons miraculeuses. Arrivés à la ville côtière de Christchurch, dans le Hampshire, ils furent sidérés de voir un dragon sortir de la mer, " jetant du feu par les narines ". Les récits d'ovnis sortant de la mer constituent une véritable subdivision de l''ufologie moderne.

 

Année 1170

9 mars 1170

TYPE 4 et 5 (Disque lumineux, lumières dans le ciel, rencontres rapprochées)

Mystères de l'Europe médiévale 6

Sussex

Le chroniqueur du XIIe siècle Ralph Niger raconte que le 9 mars 1170, à St Ostwyth dans le Sussex, au sud-est de l'Angleterre, " un dragon incroyablement volumineux fut observé, quittant la Terre pour s'envoler dans les airs. L'air fut embrasé de feu par son action et une maison fut brûlée, réduite en cendres ainsi que ses dépendances ".

 

 

Année 1211

TYPE 4 et 5 (Disque lumineux, lumières dans le ciel, rencontres rapprochées)

Mystères de l'Europe médiévale 7

Angleterre

Durant une messe dominicale à Gravesend, dans le Kent (Angleterre), en 1211, l'on dit que l'assemblée des fidèles vit une ancre descendre et s'accrocher à une pierre tombale du cimetière. Les fidèles se ruèrent dehors et virent une étrange " nef " dans le ciel, avec des gens à bord. L'un des occupants du vaisseau sauta par-dessus bord mais ne tomba pas : " comme s'il nageait dans l'eau ", il se déplaça dans les airs jusqu'à l'ancre. On tenta de le capturer mais l'homme " se pressa jusqu'à la nef " sans doute toujours en " nageant ". Ses compagnons coupèrent la corde de l'ancre, et la nef " se mit à voguer jusqu'à être hors de vue ". Le forgeron local se servit de l'arche abandonnée pour décorer le lutrin de l'église.

 

Année 1211

24 juillet 1239

TYPE 4 et 5 (Disque lumineux, lumières dans le ciel, rencontres rapprochées)

Mystères de l'Europe médiévale 8

Angleterre

Dans son Historia Anglorum (" Histoire des Anglais "), le chroniqueur britannique Matthew of Paris narre comment, alors que se couchait le soleil le 24 juillet 1239, " apparut une grande étoile semblable à une torche " au-dessus de Hereford et Worcester (des villes de l'ouest de l'Angleterre, proches de la frontière du pays de Galles), qui " se leva au sud pour monter dans le ciel en donnant une grande lumière. Elle avait la forme d'une grande tête, la partie avant était étincelante et la partie arrière faisait de la fumée et des éclairs ". Et, dit-il, " elle se tourna vers le nord… pas rapidement, ni vite en vérité, mais précisément comme si elle voulait monter jusqu'à un endroit dans le ciel ".

 

Année 1254

1er janvier 1254

TYPE 4 et 5 (Disque lumineux, lumières dans le ciel, rencontres rapprochées)

Mystères de l'Europe médiévale 9

St Albans

Matthew of Paris raconte également qu'au-dessus de St Albans, au sud de l'Angleterre, le 1er janvier 1254 à minuit, " dans un ciel serein et clair, avec des étoiles brillantes et une lune de huit jours, apparut soudain dans airs une sorte de grand bateau, de belle forme, très bien équipé et d'une merveilleuse couleur ".

 

Année 1269

6 décembre 1269

TYPE 4 et 5 (Disque lumineux, lumières dans le ciel, rencontres rapprochées)

Mystères de l'Europe médiévale 10

Cracovie

On lit dans la History of Poland de Martin Cromer un récit qui affirme que le 6 décembre 1269, " au crépuscule, une étrange brillance en forme de croix brillait haut dans le ciel et éclairait la ville de Cracovie ".

 

Année 1290

Un jour de 1290

TYPE 4 et 5 (Disque lumineux, lumières dans le ciel, rencontres rapprochées)

Mystères de l'Europe médiévale 11

Angleterre

La Chronicle de William of Newburgh raconte comment, à l'abbaye de Byland dans le Yorkshire (l'une des plus grandes abbayes cisterciennes d'Angleterre), un jour de 1290, alors que l'abbé et les moines partageaient leur repas, un " objet plat, rond, argenté et brillant " survola l'abbaye, " causant le plus grand effroi ".

 

Année 1388

Novembre et décembre 1388

TYPE 4 et 5 (Disque lumineux, lumières dans le ciel, rencontres rapprochées)

Mystères de l'Europe médiévale 12

Comté de Leicester

La Continuation of the Chronicle of Leicester, de Henry Knighton, affirme qu'en novembre et décembre 1388, " un feu dans le ciel, comme une roue tournoyante et embrasée, ou un baril circulaire de flammes, émettant du feu d'en haut, et d'autres en formes de longs rayons ardents, furent observés une grande partie de l'hiver dans le comté de Leicester, et aussi dans le comté de Northampton ".

 

Année 1389

Avril 1389

TYPE 4 et 5 (Disque lumineux, lumières dans le ciel, rencontres rapprochées)

Mystères de l'Europe médiévale 13

Comté de Leicester

La même source rapporte que l'année suivante (1389), en la ville de Leicester, " on vit à plusieurs endroits, courant avril, un dragon volant ".

 

Année 1461

1er novembre 1461

TYPE 4 et 5 (Disque lumineux, lumières dans le ciel, rencontres rapprochées)

Mystères de l'Europe médiévale 14

Bourgogne

Le duc de Bourgogne, dans ses mémoires, rappelle que le 1er novembre 1461 un objet apparut dans le ciel nocturne, " long et large comme la moitié de la lune, il demeura sans bouger environ un quart d'heure, clairement visible, puis soudain... il se mit à tourner comme un ressort puis s'enfuit dans les cieux ".

 

Année 1528

Année 1528

TYPE 4 et 5 (Disque lumineux, lumières dans le ciel, rencontres rapprochées)

Mystères de l'Europe médiévale 15

Hollande

En 1528, Wolffart raconte que, durant le siège de la ville d'Utrecht, en Hollande, " on vit dans le ciel un signe étrange et cruel " - la forme d'une croix bourguignonne, juste au-dessus de la cité, " de couleur jaune et horrible à contempler ".

 

Année 1561

4 avril

TYPE 4 et 5 (Disque lumineux, lumières dans le ciel, rencontres rapprochées)

Mystères de l'Europe médiévale 16

Allemagne

Le matin du 4 avril 1561, des boules bleues, noires et rouges sang, ainsi que des disques et des croix rouges sang sortant de deux immenses cylindres noirs, se livrèrent bataille dans le ciel de Nuremberg, en Allemagne. A en juger par la gravure qu'en fit Hans Glaser à l'époque, certaines de ces sphères se seraient écrasées au sol, à l'extérieur de la ville.

 

Année 1566

7 août

TYPE 4 et 5 (Disque lumineux, lumières dans le ciel, rencontres rapprochées)

Mystères de l'Europe médiévale 17

Suisse

Il semble que se soit produit un combat aérien similaire un peu plus de cinq ans plus tard au-dessus de Bâle, en Suisse, entre des sphères noires qui apparurent à l'aube. " Beaucoup devinrent rouges et ardentes, finissant par se consumer et disparaître ", écrivit Samuel Coccius, l'étudiant en " écritures sacrées et en arts libéraux " qui consigna les étranges événement du 7 août 1566 dans la gazette de la ville.

 

Année 1577

5 décembre

TYPE 4 et 5 (Disque lumineux, lumières dans le ciel, rencontres rapprochées)

Mystères de l'Europe médiévale 18

Allemagne

Dans ses Histoires Prodigieuses (1594), Pierre Boaistuau raconte une histoire qui se produisit à 7 h 00 du matin le 5 décembre 1577, à quelques kilomètres de Tübingen (Allemagne). Les gens du pays purent voir des nuages " de feu ", étrangement colorés, qui semblaient se rassembler autour du soleil. " Hors de ces nuages (sortaient) des reflets ressemblant à des chapeaux larges, longs et hauts et la Terre se révéla elle-même jaune et sanglante, et semblaient de différentes couleurs, rouge, bleu, vert, mais principalement noir ".

 

Année 1878

2 janvier

TYPE 5 (Disque)

La première soucoupe volante

Denison, Texas, Etats-Unis

Le 25 janvier 1878, le Denison Daily News rapporta les faits sous le titre " Un étrange phénomène " : " Mr John Martin, un fermier vivant à environ 8 km au nord de cette ville, remarqua, alors qu'il chassait, un objet sombre, haut dans le ciel, au nord. La forme singulière et la vitesse avec laquelle l'objet semblait se rapprocher captèrent son attention, et il s'usa les yeux à tenter de découvrir ses caractéristiques. Lorsqu'il le remarqua la première fois, il semblait être de la taille d'une orange, mais sa taille augmenta progressivement. Après l'avoir fixé durant quelque temps, Mr Martin ne vit plus rien en raison de son observation soutenu et détourna son regard afin de reposer ses yeux. Lorsqu'il reprit son observation, l'objet était presque au-dessus de lui et sa taille s'était considérablement accrue ; il semblait traverser les airs à une allure prodigieuse. Lorsqu'il fut juste au-dessus de lui, l'objet était de la taille d'une grande soucoupe et... à une grande hauteur ".

 

Année 1881

11 juin

TYPE 4 (Lumière dans le ciel)

L'OVNI du futur roi

La mer, quelque part entre Melbourne et Sydney, Australie

Comme les princes Albert Victor et George, fils du prince de Galles (futur Edouard VII) le décrivent dans leur livre The Cruise of The Bacchante, " au cours de la traversée, l'homme de veille leur signala, le 11 juin 1881, vers 4 heures du matin, une étrange lumière dans le ciel, comme celle d'un vaisseau fantôme tout embrasé ". Douze autres membres de l'équipage du Bacchante la virent également.

 

Année 1896

17 novembre 1896 - 6 mai 1897

TYPE 1, 2 et 3 (Rencontres rapprochées du premier, second et troisième type)

Vague d'airships aux USA

Etats-Unis

 

Année 1909

De mars à mai et de juillet à août 1909

TYPE 1,2 et 3 (Rencontres rapprochées du premier, second et troisième type)

Vague de dirigeables sur l'Angleterre

Royaume-Uni et Nouvelle-Zélande

Le début de notre siècle voit se produire un nombre considérable d'observation décrivant de mystérieux objets volants.

 

Année 1912

D'octobre 1912 à mars 1913

TYPE 1 (Rencontres rapprochées du premier type)

Vague de dirigeables sur l'Europe

Royaume-Uni, Belgique, Pays-Bas, France et Allemagne

1. L'effroi débuta par l'observation d'un vaste objet sombre, bourdonnant étrangement, qui passait au-dessus de Sheerness, dans le Kent, le soir du 12 octobre 1912. La Eastchurch Naval Flying School était toute proche. Les rapports de l'incident conduisirent à un renforcement des défenses aériennes.

2. La vague britannique débuta sérieusement le 4 janvier 1913, lorsque trois témoins virent un dirigeable, doté d'une lumière, s'approcher de la mer à Dover, et voler en direction du nord-est. Il volait à grande vitesse malgré un fort vent d'ouest.

3. Le 17 janvier, à 16 h 45, le capitaine L. Lindsay, commissaire de police du Glamorganshire, vit un dirigeable qui volait au-dessus de Cardiff, traînant derrière lui " une grande masse de fumée " et remarqua qu'il était bien plus gros et plus rapide que le dirigeable local de marque Willow. Une demi-heure plus tard, Steven Morgan vit un engin semblable, traînant de la fumée, au-dessus de Merthyr, 48 km plus loin ce qui implique une très grande vitesse de déplacement pour un dirigeable de l'époque.

4. Il y eut en février de nombreuses observations dans le Yorkshire et, la nuit du 21, des lumières et des engins furent observés au-dessus de Warwickshire et de Norfolk.

5. La Belgique et la Hollande connurent leurs premières observations de dirigeables en février 1913 et, en France, on accusait des dirigeables allemands d'espionner la frontière orientale.

6. Le 4 mars, les apparitions débutèrent en Allemagne. Un dirigeable visita Tarnowitz, en Prusse, tandis qu'au lac Schwielow survenait un avant-goût du syndrome du " crash d'ovni ", lorsqu'un dirigeable en feu fut observé s'écrasant dans la forêt proche - mais, après de sérieuses recherches, on ne retrouva nulle épave.

 

Année 1917

13 octobre

TYPE 3 (rencontres rapprochées du troisième type)

Des ovnis a Fatima ?

Fatima, Portugal

Le 13 mai, Lucia dos Santos (10 ans) et ses deux cousins observèrent un étrange phénomène aérien, concernant un globe brillant et vrombissant dans lequel se trouvait une dame en robe blanche. Ces visions ou apparitions se poursuivirent mensuellement à Fatima jusqu'en octobre, attendues de foules toujours plus denses. Les trois enfants prédirent qu'un miracle aurait lieu lors de l'apparition d'octobre. Le 13 octobre, 70 000 personnes s'étaient rassemblées malgré une forte pluie. La vision " habituelle " apparut et disparut, et soudain la pluie cessa. Les nuages se dissipèrent, révélant un disque brillant, couleur de nacre, qui tournait et émettait des rayons de lumière colorée. Il cessa de tourner et tomba vers le sol avec un " mouvement de chute de feuille " typique des ovnis. La foule, croyant que le Soleil tombait du ciel, se mit à genoux. Le disque reprit alors son ascension et disparut dans le Soleil. Le sol mouillé et les vêtements trempés de l'assistance étaient désormais totalement secs.

 

Année 1926

Novembre

TYPE 3 (Rencontre rapprochée du troisième type)

Trois entités bizarres

Bolton, Lancashire, Angleterre

Henry Thomas, le jeune fils d'un policier, avait été mis tôt au lit. Il voulait jouer avec ses amis qui se trouvaient dehors. Il se faufila hors de la maison pour les rejoindre. Ils commencèrent un jeu de cache-cache dans les ruelles. Voyant une porte de derrière entrebâillée, Henry pénétra dans la cour avec l'espoir d'y découvrir l'un de ces amis caché. Dans la cour se trouvaient trois personnes de taille normale, regardant à travers la fenêtre de derrière d'une maison. Le trio était vêtu d'étranges costumes qui semblaient composés de tubes de caoutchouc gris-argentés, et était chaussé de bottes noires. On aurait dit des versions " maigres " du " bonhomme Michelin ". Ils portaient sur la tête des " casques transparents en forme de dôme ". Des tubes en sortaient jusqu'à des réservoirs que les créatures portaient sur leur dos. Les " hommes " se tournèrent alors pour faire face au gamin. Ils avaient des visages pâles " en forme d'ampoule ", des yeux sombres et bridés, presque pas de nez et aucune bouche apparente. Henry eut l'impression qu'ils étaient bienveillants malgré leur apparence effrayante. L'un d'eux fit un bruit de glouglou et tous trois commencèrent à s'avancer vers le garçon qui s'enfuit terrorisé.

 

Année 1931

TYPE 1 (Rencontre rapprochée du premier type)

L'observation du célèbre navigateur

Mer de Tasmanie, entre l'Australie et la Nouvelle-Zélande

Sir Francis Chichester reste dans les mémoires pour son légendaire voyage autour du monde de 119 jours en solitaire à bord du yacht Gypsy Moth IV, en 1966-1967 alors qu'il avait près de 65 ans. Mais peu savent qu'il commença sa carrière comme pionnier de l'aviation. En 1931, il fit un vol historique en solitaire au-dessus de la mer de Tasmanie, reliant l'Australie à la Nouvelle-Zélande. Au cours de ce vol, Chichester fut brusquement alarmé par de vives lumières bougeant irrégulièrement et à grande allure dans le ciel. Il décrit l'une d'elles comme " une sorte de perle d'argent ", qui brillait " comme un projecteur ou un héliographe ". Cet étrange objet s'approcha de son appareil, se déplaça face à la carlingue, puis disparut aussi soudainement qu'il était apparu.

 

Année 1932

1932-1937

TYPE 1 et 2 (Rencontres rapprochées du premier et du second type)

Vague Scandinave

Finlande, Norvège et Suède

Année 1936

2 octobre 1936

TYPE 4 (Disque lumineux)

Ovni en pays Basque

Guipuzcoa, Espagne

Valentine Williams, romancier anglais et ancien soldat, ainsi que deux autres personnes, quittaient le QG du général Franco à Burgos pour se rendre à Biarritz. L'apparition eut lieu à 16h18 dans la province basque de Quipuzcoa, à environ 120 km de San Sebastian. Williams et ses compagnons bondirent de stupeur en voyant ce qu'ils pensèrent être une fusée éclairante ou un projectile traçant, décrivant une trajectoire à angle droit de la route et se dirigeant vers le nord à très grande vitesse. Williams le décrivit "comme une banderole de fumée blanche… Puis, il éclata en flammes de couleur orange. Il n'y eut ni bruit ni explosion ". Arrivés à Biarritz, ils racontèrent leur histoire. Tom Dupree, du Consulat britannique d'Hendaye, affirma s'être trouvé à San Sebastian (environ 48 km à l'ouest de Biarritz) à la même heure et avoir vu le même objet.

 

 

Année 1938

Nuit du 30 octobre

Orson Welles ou L'invasion des Martiens en direct

La première visite d'extraterrestres qui ait eu un retentissement sérieux se déroule dans la nuit du 30 octobre 1938 : à New York, la radio CBS annonce la chute d'un vaisseau spatial martien près de Princeton, dans le New Jersey ; peu après, un reportage permet de suivre en direct l'invasion du territoire américain par des êtres venus de Mars. Sur les six million d'américains qui écoutent l 'émission, plus d'un million cèdent à la panique. En fait, un jeune metteur en scène nommé Orson Welles vient d'adapter sous forme de pièce radiophonique le roman de Herbert George Wells, La Guerre des Mondes.

 

Année 1942

25 février 1942

TYPE 4 (Lumières dans le ciel)

Raid aérien sur Los Angeles

Aux environs de Los Angeles, Californie, Etats-Unis

Moins de trois mois après l'offensive japonaise de Pearl Harbor, les forces militaires américaines ne pouvaient exclure une attaque aérienne portant sur l'Amérique continentale. La tension montait vite sur la côte de l'océan Pacifique. A 2h 25 du matin, le 25 février, des sirènes conçues pour donner l'alerte en cas de raid aérien se mirent à hurler dans tout Los Angeles. La ville fit un black-out et, à 3h 16, les batteries de l'artillerie antiaérienne (AAA) commencèrent à tirer sur des " engins non identifiés " venant de l'océan, et que les faisceaux des projecteurs tentaient de cerner dans le ciel. Il semble y avoir eu au moins deux types d'engins impliqués dans l'incident. Les témoins virent de petits objets volant à haute altitude, de couleur rouge ou argentée, se déplaçant à vive allure, qui apparurent en formation puis semblèrent se frayer un chemin à travers les salves de l'AAA à une allure allant jusqu'à 8 km/s - soit 29 000 km/h. Il y avait également un grand objet qui demeura quelque temps stationnaires, puis fut pris dans le feu des projecteurs au-dessus de Culver City, et dès lors se déplaça à une allure constante de 100 km/h jusqu'à la côte de Santa Monica et puis au sud, en direction de Long Beach, avant qu'on ne le perde de vue. Ce grand objet fut, d'après les rapports, atteint de nombreux projectiles. L'AAA continua à le mitrailler jusqu'à 4h 14 employant jusqu'à 1430 obus de 6 kg. Aucune bombe ne fut lancée et aucun appareil abattu.

 

Septembre 1942

TYPE 3 (Rencontre rapprochée du 3éme type)

Premier enlèvement Britannique !

Newbiggin-on-Sea, Northumberland, Angleterre

Lors d'une nuit anormalement froide, Albert Lancashire (27 ans), armé d'un fusil avec baïonnette au canon, gardait une base radar sur la côte de la mer du Nord. Une lumière apparut à l'horizon, puis disparut derrière un nuage. Ensuite apparut une seconde lumière, jaune, apparemment un rayon dardé depuis le rebord d'un objet circulaire. Le rayon, d'environ 30 cm de diamètre, oscilla alentour puis darda sur le visage de Lancashire. Le soldat lâcha son fusil et leva les mains. Il ressentit une étrange sensation de flottement et perdit connaissance. Lorsqu'il revint à lui quelques minutes plus tard, il gisait à quelques mètres de l'endroit où il avait vu la lumière. Il demeura " choqué et hébété " durant " cinq ou dix minutes " avant de se sentir pleinement remis et à même de reprendre sa veille. Durant les années qui suivirent cet incident, Lancashire fit un certain nombre de rêves bizarres. Dans l'un d'eux, il se souvenait avoir été à bord de l'objet qu'il vit, et avoir observé la mer en contrebas depuis une large fenêtre ; un homme en blanc lui disait qu'il avait fallu l'embarquer à bord de l'engin. Dans un autre rêve, Lancashire était encore dans l'appareil et rencontrait une femme rousse, vêtue d'une jupe s'arrêtant aux mollets (à la mode en 1942) qui lui tendait une paire de lunettes. Des années plus tard, Lancashire en vint à penser que la meilleure explication pour son expérience de 1942, était qu'il avait été enlevé par des extraterrestres.

 

Année 1943

1943-1945

TYPE 1 (Rencontres rapprochées du premier type)

Les Foo-Fighters

Théâtres européens et asiatiques de la guerre

Les foo-fighters étaient des boules de lumière, de diverses couleurs et tailles (leur diamètre allait de plusieurs mètres à quelques centimètres), qui poursuivirent les avions militaires durant les dernières phases de la Seconde Guerre mondiale. Les pilotes alliés supposèrent qu'il s'agissait d'invention ennemies, des drones de reconnaissance ou des armes psychologiques. Des rapports relatifs aux " chasseurs fous " furent également rédigés durant la guerre de Corée.

 

Année 1946

Juin-août 1946

TYPE 1 ; 2 et 4 (Lumières dans le ciel, rencontres rapprochées du premier et du second type)

Fusées fantômes

Danemark, Finlande, Grèce, Norvège, Suède

 

 

Année 1947

21 juin 1947

TYPE 2 (Rencontre rapprochée du 2e type)

L’affaire de Maury Island

Maury Island, Puget Sound, Etat de Washington, Etats-Unis

Une vedette garde-côte américaine, commandée par Harold Dahl, dans laquelle se trouvaient également son fils (15 ans), son chien, ainsi qu’un autre membre d’équipage, patrouillait au niveau de Puget Sound. Le jour était morne et sombre, avec des nuages bas. Vers 14 heures, le bateau fit escale dans une baie de Maury Island, à environ 5 km de Tacoma. Les gens à bord de la vedette virent " six machines très grosses, en forme de beignets ", juste au-dessus de leurs têtes, à environ 600 m de hauteur. Aucun de ces engins n’émettait de bruit. Cinq des ovnis commencèrent à tourner autour du sixième, lequel perdit de l’altitude jusqu’à ce qu’il s’arrête, en vol stationnaire, à environ 150 m au-dessus du niveau de l’eau. Dahl évalua son diamètre à 30 m, et la largeur du trou en son milieu à 8 m. Sur son bord extérieur, métallique et brillant, se trouvaient des hublots de 2 m ; la circonférence interne était trouée de sombres fenêtres circulaires. De crainte que cet engin ne tombe dans la mer, Dahl rangea le bateau sur la plage. C’est de là qu’il prit quatre photographies des objets. L’ovni central " vomit " alors des fragments de métal en fusion qui tombèrent dans l’eau et sur le rivage. L’un d’eux tua le chien, un autre brûla grièvement le fils de Dahl. Puis l’ovni s’éleva, rejoignit les autres, et tous les six partirent à toute vitesse au-dessus du Pacifique. Les hommes recueillirent des échantillons du métal encore chaud.

De retour au port, Dahl rapporta les événements à son officier supérieur, Fred Crisman. Le matin suivant, un homme vêtu de noir arriva chez Dahl dans une Buick noire et l’invita à déjeuner. Durant le repas, il signifia à Dahl qu’il savait tout ce qui s’était passé à Maury et lui dit : "Le silence est la meilleure chose pour vous et votre famille. Vous avez vu ce que vous n’auriez jamais dû voir ! " Dahl établit plus tard que personne n’avait parlé à qui que ce soit de leur étrange expérience.

Le lendemain, le 23 juin, Crisman alla à Maury afin de voir par lui même les débris métalliques. Tandis qu’il était là-bas, un disque volant en forme de beignet apparut, survola la baie puis disparut dans une nuée d’orage. Il développa ensuite les photographies : elles étaient couvertes de taches blanches, "comme si elles avaient été exposées à quelque radiation ". Deux jours plus tard, l’observation qu’avait faite Kenneth arnold au-dessus de Cascade Mountains faisait la une de tous les journaux. Crisman décida de parler à un reporter local de ce que Dahl et son équipage avaient vu.

C’est par un ami journaliste qu’Arnold eut vent de l’affaire. Il vint à Tacoma le 30 juin et s’entretint avec Crisman. Le jour suivant, il appela le lieutenant Frank Brown, un officier de renseignements de la base de l’Armée de l’air de Hamilton (Californie), pour lui demander de se joindre à l’enquête. Brown et un certain capitaine Davidson prirent la route, dans l’heure même, à bord d’un bombardier B-25. Ils s’entretinrent l’après-midi avec Crisman dans la chambre d’hôtel d’Arnold. Brown dit qu’il devait retourner en Californie durant la nuit et ne pourrait donc visiter l’île. Mais il remplit un large carton de fragments métalliques avant de partir.

Tôt le lendemain matin, Crisman était au téléphone avec Arnold. Le B-25 où se trouvaient Brown et Davidson s’était écrasé. Tous deux étaient morts. L’un des moteurs de l’avion avait mystérieusement pris feu 20 minutes après l’envol. Arnold organisa une expédition à Maury Island en compagnie de Crisman et Dahl, mais il s’avéra que le moteur de leur bateau avait rendu l’âme. Crisman promit de rappeler Arnold dès que ce problème serait résolu. Il ne le fit jamais. Et ne rendit pas non plus les photographies. Il était devenu introuvable – d’après Dahl, il avait quitté la ville pour affaires ; d’après d’autres sources, il fut vu pour la dernière fois montant à bord d’un avion militaire en partance pour l’Alaska. Puis le fils de Dahl disparut à son tour. De plus, il semble que quelqu’un ait truffé de micros la chambre d’hôtel d’Arnold, transmettant aux journaux locaux les détails de ses conversations, même celles qu’il eut seul avec Brown et Davidson. Il contacta un autre officier de renseignements, un certain major Sanders, qui lui fit obstruction. Arnold, désormais profondément ébranlé, quitta la ville. Quelqu’un voulait sérieusement qu’on n’enquête pas sur l’affaire de Maury Island, et ce quelqu’un était manifestement prêt à tuer si nécessaire.

 

24 juin 1947

TYPE 5 (Disques lumineux)

Le cas fondateur de l’ufologie moderne

Mont Rainier, Etat de Washington, Etats-Unis

L’homme d’affaires Kenneth Arnold, de l’Idaho, était un pilote expérimenté. Il effectuait un vol devant le mener de Chehalis à Yakima (Washington), cap à l’est, survolant les Cascade Mountains. Il avait été alléché par une offre de 5 000 dollars de récompense promise à qui retrouverait un avion de transport C-46 de la Marine qui s’était récemment écrasé près du Mont Rainier avec trente-deux hommes à son bord. L’avion d’Arnold était tout spécialement conçu pour œuvrer en terrain montagneux. Il s’envola de l’aéroport de Chehalis à 14 heures. Kenneth Arnold était en pleine recherche, à une altitude de 2 750 m au-dessus de la ville de Mineral (à environ 40 km au sud-ouest de la cime du mont Rainier), et opérait un virage à 180° lorsqu’une " lueur terriblement brillante illumina les surfaces de [mon] appareil ". Arnold s’imagina avoir vu sur ces ailes des rayons solaires reflétés par un P-51 Mustang, le plus performant des chasseurs alors en service dans l’US Air Force. Mais il vit une autre lueur et chercha d’où elle venait. " J’ai observé, raconte-t-il, loin à ma gauche et au nord, une formation d’objets très brillants venant des environs du mont Baker, rasant les crêtes de la montagne et allant à une vitesse incroyable. " Leur trajectoire de vol permettait aisément d’estimer leur vitesse. Arnold fut sidéré en découvrant que les neuf engins filaient à une allure supérieure à 2750 km/h, bien au-delà des possibilité de tout appareil classique connu de l’époque. Arnold raconta plus tard : " Ils ne volaient comme aucun des avions que j’avais vus auparavant… ils volaient en formation ordonnée, mais par à-coups… comme des hors-bords sur la mer houleuse, ou comme la queue d’un cerf-volant chinois que je vis autrefois flotter au vent… ils battaient des ailes et planaient, inclinant alternativement leurs ailes, de très vifs éclairs bleu-blanc jaillissant de leurs surfaces ".

Arnold décida d’abandonner sa recherche du C-46 et d’aller directement à Yakima pour raconter ce qu’il avait vu. Il atterrit là-bas vers 16 heures et narra sa mésaventure à un directeur de compagnie aérienne et à d’autres pilotes professionnels, avant de redécoller en direction de Pendleton, dans l’Oregon. Parmi la foule qui l’attendait pour le saluer se trouvait le reporter Bill Becquette, du quotidien East Oregonian. Arnold dit que les engins qu’il avait vus volaient " comme ferait une soucoupe qu’on ferait ricocher sur l’eau ". Le terme "soucoupes volantes " était né. Arnold, certain d’avoir vu un vol de missiles "automatiquement contrôlés ", en conclut que le gouvernement avait choisi cette manière pour annoncer la découverte d’un " nouveau principe de vol ".

Becquette communiqua l’histoire à l’agence Associated Press. Durant les trois jours qu’il passa à Pendleton, Arnold fut assailli de questions. Pour finir, épuisé et hors d’état de travailler, il rentra chez lui à Boise, dans l’Idaho. Peu après son arrivée, il reçut un coup de fil de Dave Johnson, responsable des articles relatifs à l’aviation dans le quotidien Idaho Statesman. La conversation changea tout pour Arnold : " Je suis certain qu’il était en position de savoir […] qu’il ne s’agissait pas d’un nouveau missile guidé militaire et […] que si ce que j’avais vu était vrai, ça ne venait pas de ces bons vieux Etats-Unis. C’est là que j’ai vraiment commencé à me demander ce que c’était ".

 

Juin-août 1947

TYPE 2 ; 4 et 5 (Disques lumineux, atterrissages d’ovni et lumières dans le ciel)

La vague de l’été 1947

Etats-Unis

A peine l’expérience de Kenneth Arnold eut-elle fait la une des journaux que des rapports ovni affluèrent de tous les Etats-Unis. Le dernier week-end de juillet, des ovnis avaient été observés dans tous les Etats d’Amérique, à l’exception de la Géorgie et de la Virginie de l’Ouest. Le 16 juillet, l’US Air Force seule avait reçu plus de 850 rapports. La vague était alors à son apogée et le nombre d’observation se réduisit considérablement à la mi-août. Voici une brève sélection des plus mystérieux rapports typiques de cette périodes.

  • 27 juin : une ménagère vit des disques " semblables à des assiettes d’argent " volant à grande vitesse au-dessus des Cascade Mountains. Durant leur vol, ils vacillaient d’un côté à l’autre, et modifiaient leur formation.
  • 28 juin : à 14 heures, un pilote de jet de l’USAF, le lieutenant Armstrong, en vol à 48 km au nord du lac Meade (Nevada), observa une formation de " cinq ou six " disques blancs volant à une altitude estimée à 1 800 mètres.
  • 28 juin : à 15 heures 45, M. Beuscher vit " plus de sept " disques bleus et silencieux survoler sa ferme à Rockfield (Wisconsin), filant vers le sud. Les informations radio du soir rapportèrent que des ovnis semblables avaient été vus plus tard dans l’Illinois, ce même jour.
  • 28 juin : à 21 heures 30, à la Maxwell Air Force Base de Montgomery (Alabama), deux pilotes, deux officiers de renseignements et quatre autres témoins virent une lumière brillante qui " zigzaguait, virevoltait à toute allure, et fit un rapide virage à 90° avant de disparaître ".
  • 29 juin : au terrain d’essai militaire de White Sands, au cœur du Nouveau-Mexique, l’expert en fusées des Laboratoires navals américains, le docteur C. John, ainsi que deux autres scientifiques virent un disque argenté qui leur sembla se mouvoir dans le ciel à une vitesse qu’ils estimèrent supérieure à celle du son.
  • 29 juin : à 16 heures 45, le conducteur d’un véhicule reliant Des Moines à Mason City, était à environ 10 km de Clarion (Iowa) lorsqu’un groupe de cinq ovnis passa dans son champ de vision. Ils furent suivis par treize autres, plus blancs et plus ovales, qui venaient de la direction opposée, faisant un bruit semblable à celui d’une dynamo, et volant nord-ouest.
  • 30 juin : des officiers de police de Portland, Oregon, virent cinq disques " ressemblant à des moyeux brillants, de structures chromées " apparaître, disparaître puis réapparaître, en volant comme s’ils tournaient à faux. L’agent K. McDowell, en service de ronde, affirma : " Je vis cinq grands objets dans le ciel, ils étaient en forme de disques et n’avait pas de couleur spéciale. Ils s’abaissaient puis remontaient dans un mouvement oscillatoire très rapide, et s’évanouirent très vite ". Deux autres policiers et un pilote privé rapportent n’avoir vu que trois disques au même moment, volant " à une allure terrifiante, groupés en ligne droite. Le dernier disque s’agitait latéralement, à l’intérieur d’un arc latéral, très rapidement. Ils étaient silencieux et ne laissaient pas derrière eux de traînées de condensation ".
  • 30 juin : à 9 heures 10, un pilote de la Marine américaine qui volait cap au sud, vit près de Williams Field (Arizona) deux sphères grises d’environ 3 mètres de diamètre, piquant à une " vitesse inconcevable " et semblant atterrir à environ 40 km au sud du Grand Canyon.
  • 4 juillet : le capitaine E. Smith, des United Airlines, sur le point de décoller de Boise (Idaho), pour rejoindre Seattle, fut interrogé au sujet des soucoupes volantes. " J’y croirai lorsque j’en verrai " fut sa réponse. Huit minutes après le décollage, alors qu’il était à 2 100 mètres au-dessus d’Emmett, dans l’Idaho, neuf objets circulaires lui apparurent. Son copilote Ralph Stevens et l’hôtesse de l’air Martie Morrow les virent aussi. Au bout de 15 minutes, les ovnis réalisèrent des acrobaties aériennes, se regroupèrent pour se séparer à nouveau, disparurent et réapparurent, puis s’évanouirent.
  • 4 juillet : des pique-niqueurs, à Twin Falls, Smoke River Canyon (Idaho), virent dans l’après-midi au moins trente-cinq disques " faisant une démonstration de force à la Independance Day ".
  • Le 4 juillet constitua le sommet de la vague, avec 88 observations faites par 400 personnes dans 24 Etats. Dans la moitié des cas, il s’agissait d’objets seuls ; dans les autres, il y en avait deux ou plus, certains volant en formation. Les deux tiers de ces observations furent faites en plein jour et concernaient des ovnis ronds, sphériques ou en forme de disque.
  • 23 juillet : John Jenssen pilotait un avion privé au-dessus du New Jersey lorsqu’il vit un éclair au-dessus de lui, très haut dans le ciel. Le moteur cala, mais l’appareil poursuivit sa course en vol horizontal. Jenssen vit alors sur sa gauche un engin " étrange, comme un spectre " avec des " hublots " autour de son bord en bourrelet. Un second ovni se tenait immobile dans le ciel à 0,4 km du premier. Jenssen redémarra alors et échappa aux ovnis.
  • 13 août : à Twin Falls, Smoke River Canyon (Idaho), un homme et ses deux fils observèrent un ovni bleu-ciel, en forme d’assiette renversée, d’environ 6 mètres de diamètre et 3,5 m d’épaisseur. L’objet était à 90 mètres et volait à 22,5 m du sol, agitant fortement les cimes des arbres.

 

8 juillet 1947

TYPE 3 et 5 (Accident, phase de recherche)

Le cas Roswell

Foster Ranch, près de Corona, comté de Lincoln, Nouveau-Mexique, Etats-Unis

 

L’après-Roswell

Après Roswell, plus rien ne sera jamais pareil : le grand public s’intéresse massivement aux ovnis et demande des réponses, que les gouvernements se garderont bien de leur apporter. Petit à petit, on se met à étudier le phénomène ovni de façon plus approfondie et scientifique. Désormais, les hommes regarderont le ciel dans l’espoir d’y voir apparaître une autre forme de vie…

 

Année 1948

Janvier 1948

L’enquête militaire commence

L’US Air Force lance, en janvier 1948, le projet Sign, chargé d’élucider le mystère des soucoupes. Les premières recherches concluent au " survol du territoire américain par des engins d’origine mystérieuse ". Les experts des renseignements militaires de Wright Field, dans l’Ohio, secondés par des scientifiques et des ingénieurs, héritent du dossier et doivent rendre compte au Pentagone de l’avancement de leurs travaux. Les rapports s’accumulent, mais aucune théorie ne fait l’unanimité parmi les enquêteurs. Si l’idée est admise que les engins observés volent effectivement, le doute subsiste sur leur origine, depuis qu’au mois d’octobre 1947 des experts militaires ont évoqué simultanément l’hypothèse extraterrestre et celle d’appareils russes espions.

 

7 janvier 1948

TYPE 5 (Disque lumineux, divers témoins)

Poursuite fatale

Godman Field, près de Fort Knox, Kentucky, Etats-Unis

D’après certains récits, des motards du Kentucky avertirent la tour de contrôle de Godman Field, près de Fort Knox, que des habitants de Maysville, Owensboro et Irvington avaient signalé un ovni se déplaçant vers l’ouest à une allure irrégulière. De nombreux témoins, dont le commandant de la base, l’observèrent à partir d’environ 13 h 20. Les descriptions s’accordent quant à la couleur de l’objet, blanche, mais divergent quant à sa forme, certains parlant " d’un cône glacé sans dessus dessous ", d’autres affirmant qu’il avait une " forme d’ombrelle ". Le ciel était clair, avec cependant de la brume. A 14 h 45, des F-51 de la Garde nationale aérienne américaine arrivèrent à Godman par avion transbordeur. Cinq F-51, conduits par le capitaine Thomas Mantell, se lancèrent à la poursuite de l’ovni.

A 4 500 mètres d’altitude, deux des escorteurs de Mantell se détachèrent de la formation et retournèrent à Godman. Leurs engins manquaient d’oxygène et l’USAF avait prescrit qu’il était nécessaire au-dessus de 4 200 m. Mantell dit par radio à la tour de contrôle que l’ovni était " métallique et d’une taille immense ", et qu’il semblait se déplacer moitié moins vite que lui. A 6 600 mètres d’altitude, les deux autres escorteurs se retirèrent. L’un d’eux, le lieutenant B. Hammond, informa Mantell qu’ils abandonnaient, mais Mantell ne répondit pas. Il ne fit pas d’appels ultérieurs, et continua son ascension. A 15 h 15, son avion avait disparu. Une recherche fut entamée presque immédiatement. Peu après 17 heures, l’épave du P-51 de Mantell fut trouvée dans une ferme près de Franklin (Kentucky). Son cadavre s’y trouvait. Sa montre s’était arrêtée à 15 h 18, ce que l’on supposa être l’instant de l’impact.

 

1948-1951

TYPE 4 (Lumières dans le ciel)

L’US Air Force et le projet Twinkle

Principalement au Nouveau-Mexique, Etats-Unis

Le 5 décembre 1948, vers 21h 30, une lumière verte et brillante se manifesta près d’un C-47 Dakota de l’USAF et d’un autre avion de ligne, au-dessus du Nouveau-Mexique. Les hommes d’équipage du C-47 virent l’arc de lumière orienté vers eux. Ils convinrent avec le capitaine de l’avion de ligne de signaler l’apparition à la base Air Force de Kirtland. C’était la seconde fois qu’ils observaient une lueur verte mystérieuse sur ce vol. Quelques minutes plus tard, un Pioneer Airlines DC-3 Dakota transmit par radio à Kirtland un rapport semblable. La lueur verte s’était dirigée droit sur l’avion à 21 h 35, forçant le pilote à l’éviter par une manœuvre. Lorsque l’avion atterrit enfin à Albuquerque, l’équipage fut interrogé par des agents de renseignements de l’USAF.

L’USAF s’intéressa particulièrement à ces événements, parce que ces ovnis " inhabituels " avaient été observés volant près du sol aux environs du Nouveau-Mexique, une zone très sensible du fait qu’elle abrite la plus grande concentration d’installations militaires secrètes de tous les Etats-Unis. Le Dr Lincoln La Paz, expert en météores, fut contacté pour superviser l’enquête ; il devait pouvoir, si les boules de feu étaient des météores, découvrir leurs points d’impact et leurs fragments. Les enquêtes révélèrent que cinq boules de feu vertes avait été observé observées le 5 décembre. La Paz calcula la zone d’impact au plus large, fouilla cette zone de fond en comble sans rien trouver. Lors d’une conférence de scientifiques se tenant à Los Alamos (Nouveau-Mexique), en février 1949, l’on conclut que ces boules de feu étaient un phénomène naturel. La Paz fut ensuite chargé du projet Twinkle, financé par L’USAF, en vue de découvrir de nouveaux éléments.

Le plan de la Paz consistait à installer trois stations cinéthéodolitiques devant filmer et enregistrer l’exacte localisation, l’altitude, la taille, la vitesse et la structure chimique des boules de feu. Mais on ne lui octroya qu’une seule caméra ; l’équipe de recherches semblait arriver toujours trop tard sur les lieux d’observation et l’USAF né réussit jamais à débloquer tous les fonds promis. Bien que de nombreuses boules de feu aient été observées au Nouveau-Mexique et que cent soixante-cinq témoins aient assisté à l’explosion silencieuse d’une boule de feu verte géante au dessus de l’Arizona le 2 novembre 1951, aucun de ces événements ne fut jamais enregistré sur pellicule. Le 27 décembre 1951, la Paz déclara que le projet Twinkle était un échec et il y mit un terme. Fin 1952, les boules de feu elles-mêmes cessèrent d’apparaître.

 

Année 1949

20 août 1949

TYPE 5 (Lumières dans le ciel)

L’observation d’un astronome

Las Cruces, Nouveau-Mexique, Etats-Unis

Clyde Tombaugh était un familier du ciel nocturne. En 1930, alors qu’il n’avait que 24 ans, il avait découvert la planète Pluton. En 1949, il travaillait à la zone d’essai de fusées de White Sands et vivait 65 km plus loin, à Las Cruces. Tombaugh, sa femme et sa belle-mère virent, à Las Cruces, un groupe de six à huit ovnis rectangulaires, en formation ellipsoïdale. Les ovnis étaient de couleur jaune-vert et se déplaçaient du nord-ouest au sud-est. En 1957, Tombaugh dit de cette expérience : " J’étais tellement peu préparé à une vision aussi étrange que je fus réellement pétrifié de surprise. " Il vit des ovnis à deux autres occasions mais ne le signala pas à l’époque, car il avait peur que cela ne compromette sa réputation professionnelle.

 

Année 1950

De la pluralité des mondes habités

A partir de 1950, certains auteurs d’articles et de livres consacrés à la question des soucoupes volantes font remarquer que, de tout temps, des phénomènes célestes ont été rapportés. Ils en utilisent les vieux récits pour faire valoir la thèse de l’ancienneté des visites d’extraterrestres. Au XVIe et XVIIe siècles, les prodiges étaient considérés par leurs contemporains comme des manifestations de la colère divine ; à la fin du XIXe siècle, on parlait de vaisseaux aériens (airships) et, au début du XXe , d’<avion fantômes>, interprétés comme les machines d’inventeurs géniaux, ou comme des engins envoyés par des nations ennemis lorsque les observations avaient lieu dans une conjoncture de tension internationale. Au XVIIe , déjà, on débattait de la pluralité des mondes habités, de façon purement spéculative et sans rapport avec les récits d’apparitions célestes. Il y a une vie sur Mars, pensaient les défenseurs des thèses de l’astronome Schiaparelli (qui avaient découvert, à la surface de Mars, des <canaux> susceptibles d’être artificiels), mais il s’agit d’une planète moribonde et personne, parmi les astronomes, n’envisageait que ses habitants puissent venir jusqu'à nous. On proposait seulement d’essayer de rentrer en contact avec eux, par exemple en construisant de gigantesques figures géométriques dans la taïga ou dans le Sahara.

 

11 mai 1950

TYPE 5 (Disque lumineux)

Les photos de Trent

McMinnville, Oregon, Etats-Unis

Vers 19 h 45, Mme Trent donnait à manger à ses lapins, dehors, lorsqu’elle vit un objet très brillant, " presque argenté ", s’approcher en silence de la ferme. Elle appela son mari resté à l’intérieur. Il ne répondit pas et elle courut le chercher, ainsi qu’un appareil photo. Elle prit deux clichés – qui, depuis, firent le tour du monde – avant que les ovnis n’accélèrent rapidement et filent hors de leur vue en direction du nord-ouest.

 

Année 1951

1951

Le projet Blue Book

Une série d’observations faites au cours de l’année 1949 par des militaires haut gradés relance l’intérêt du Pentagone pour le dernier programme d’enquêtes (Grudge) sur les Objets Volants Non Identifiés. Devant la minceur des résultats obtenus, le major Edward J. Ruppelt est placé à la tête du projet, rapidement rebaptisé Blue Book. Le public est averti de son existence et l’enquête redémarre officiellement.

 

25 août 1951

TYPE 4 (Lumières dans le ciel)

Les lumières de Lubbock

Albuquerque (Nouveau-Mexique), Lubbock (Texas), Etats-Unis

Vers 21 heures, le 25 août, un garde de la base secrète de Sandia et un autre témoin accompagné de sa femme, virent une immense formation d’ovnis en V passer silencieusement au-dessus d’Albuquerque et se diriger vers le sud. Huit lumières de couleur bleu clair brillaient le long du bord de fuite de l’aile de l’escadre. La vitesse estimée était de 650 km/h et l’altitude de 240 à 300 mètres.

Vers 21 h 20, quatre professeurs du Texas Technical College virent une formation semi-circulaire de 20 à 30 lumières se déplaçant rapidement du nord au sud au-dessus de Lubbock. Avant minuit, ils virent deux autres formations similaires volant dans la même direction et à la même vitesse. Les lumières étaient d’un blanc jaunâtre, et brillaient faiblement. La station radar voisine de l’USAF remarqua un " inconnu " volant à 1 450 km/h et à 3 900 mètres d’altitude à peu près au même moment. Les spots restèrent six minutes sur les écrans, et un F-86 Sabre décolla rapidement, mais il ne réussit pas à intercepter l’ovni.

Le 31 août, lé collégien Carl Hart remit au Lubbock Evening Avalanche cinq photographies, prises selon lui la nuit précédente, de formations lumineuses en forme de V.

 

Année 1952

Bienheureux les contactés

En 1952, un nouveau type de témoins fait irruption dans le débat soucoupisque : les " contactés ". Ces hommes et ces femmes, qui auraient vu de nombreuses soucoupes volantes et établi le contact avec des extraterrestres, en auraient rapporté un message concernant la paix dans le monde et se trouveraient investis de la (rude) mission d’empêcher sa destruction. Aux quatre coins de la planète, ils organisent des conférences, publient le récit de leurs rencontres et des messages délivrés.

 

TYPE 1 ; 2 ; 3 ; 4 et 5 (Disques lumineux, lumières dans le ciel, rencontres rapprochées)

La vague mondiale de 1952

Afrique, Amérique, Asie, Europe

L’expérience ovni, sous toutes ses formes, devint un phénomène planétaire en 1952. C’est dans ce contexte que se situe la " panique " de Washington DC en juillet. Les observations mondiales qui s’étaient accrues en avril, atteignirent leur apogée en juillet et commencèrent à se calmer en novembre. Il y eut des centaines d’apparitions relatées chaque mois, et même des milliers, au plus fort de la vague. En voici une petite sélection.

  • 30 janvier, Corée : un ovni " ressemblant à une grande roue horizontale ", émettant de la lumière orange et crachant des flammes bleues de son pourtour, fut visible durant quelques minutes.
  • 10 mai, France : à la Roche-sur-Yon, douze témoins virent un disque plat, brillant vivement, qui volait silencieusement et dépassa un second ovni en vol stationnaire à une altitude supérieure.
  • 31 mai, Corée : deux gardes militaires à Chorwon observèrent un ovni, dont le centre était terne et le pourtour brillant, foncer dans le ciel. Un chasseur F-94 Starfire décolla pour l’intercepter et se livra à un combat aérien, jusqu’à ce que l’ovni accélère et disparaisse. Le pilote ne put le décrire ni signaler sa taille " en raison de la lumière aveuglante de l’objet ".
  • 15 juin, Brésil : à Itenhaem, une femme, réveillée à 3 heures du matin par une explosion et une puissante lumière bleue, vit une " flotte " de disques stationner à 1 mètre du sol, à 550 mètres de sa maison. Ils restèrent là une demi-heure tandis que deux personnages se tenaient debout sur l’un des ovni en observant le ciel, puis ils partirent un par un.
  • 2 juillet, Utah (Etats-Unis) : l’adjudant-chef de la Marine et expert en photographie aérienne Delbert Newhouse, roulait près de Tremonton, avec sa femme et ses deux enfants. Il vit douze objets, chacun d’eux " ressemblant à deux boîtes de pâté, l’une disposée en sens inverse au sommet de l’autre ", qui filaient vers l’ouest en modifiant leur formation. Il employa jusqu’à 12 mètres de pellicule couleur 16 mm pour photographier ces objets. Ils semblaient immenses et très haut dans le ciel, mais Newhouse ne put deviner leur taille avec précision, pas plus que leur vitesse, leur distance ni leur altitude, mais il déclara : " S’ils avaient été de la taille d’un B-29, ils auraient été à 3 000 m d’altitude. " L’USAF décréta qu’il s’agissait d’oiseaux. L’analyse informatique du Ground Saucer Watch en 1976 conclut qu’il s’agissait de disques d’environ 15 m de diamètre et situés à une distance de 8 à 11 km.
  • 1er juillet, Allemagne : à Hasselbach, le politicien local et ex-major de la Wehrmacht Oskar Linke et sa belle-fille Gabrielle (11 ans) durent abandonner leur moto : alors qu’ils marchaient près d’un bois, ils virent entre les arbres une large soucoupe (15 m) posée au sol, surmontée d’une tour conique de 3 m. Linke affirma : " Près d’elle se trouvaient deux personnages… dans des tenues de métal miroitantes ". Gabrielle s’adressa à eux et ils remontèrent en vitesse dans l’OVNI puis décollèrent en direction de Stockheim. Un berger, qui se trouvait à 1 600 m du bois, et le gardien d’une scierie proche virent l’ovni s’envoler.
  • 20 juillet, Maroc : M. Petijean vit une soucoupe décoller à Dai-el-Aouagri ; elle lançait des éclairs bleus et dégageait une forte odeur de soufre en train de brûler.
  • 12 septembre, Flatwood, Virginie de l’Ouest, Etats-Unis : Mme Kathleen May, ses cinq enfants et Gene Lemon, soldat de la Garde nationale, décidèrent d’enquêter sur un ovni que des gamins affirmaient avoir vu atterrir sur la colline de Flatwood Hill. Le groupe s’y rendit mais s’enfuit de terreur à la vue d’un monstre encapuchonné " pire que Frankenstein " - moitié homme moitié dragon, avec un visage rouge sang, des yeux verts et de " terribles serres ". Une écœurante puanteur en émanait. Les gens du coin confirmèrent l’atterrissage sur la colline d’un OVNI sphérique, et l’odeur qui s’en dégageait.
  • 20-24 septembre, Manche et mer du Nord, nord-ouest de l’Europe : l’Opération Mainbrace, un immense exercice naval de l’OTAN, fut gâché par des ovnis. Le 20 septembre, trois photographies furent prises, depuis le porte-avion USS Franklin D. Roosevelt, d’un ovni qui volait derrière la flotte de l’OTAN. Le jour suivant, six chasseurs donnèrent la chasse à un ovni sphérique et brillant. Le 24 septembre, un ovni fut vu en mer et poursuivi par un chasseur Meteor de la Royal Air Force depuis la base continentale de Topcliffe.
  • 21 septembre, Maroc : des ovnis apparurent au-dessus de Tanger, Marrakech et Casablanca. Un disque, volant à vive allure, changea de forme pour celle d’une ellipse, à l’ouest de Nefik, et s’immobilisa brusquement tandis que des bruits d’explosions en parvenaient. Puis il reprit son chemin à la même allure, dans la même direction, et aussi lumineux qu’auparavant.
  • 28 septembre, Scandinavie et Europe du Nord : des douzaines de rapports impliquant des centaines de témoins mentionnent des ovnis de toutes les formes et de toutes les tailles au-dessus de Danemark, de la Suède, du nord de l’Allemagne et du nord de la Pologne.
  • 2 octobre, Australie : à Sunshine Road, Melbourne, deux adolescents sortis pour une balade nocturne entendirent un bruit de sifflement et virent alors un ovni rouge et bleu volant à basse altitude, et qui se précipitait vers eux. Ils partirent se cacher.
  • 7 octobre, France : vers 0 h 50, M. Prigent, directeur d’une école sise à Oloron-Sainte-Marie, dans le Pays Basque, et sa famille virent une flotte d’ovnis voler en zig-zag, accompagnés d’un " vaisseau-mère ". Ce dernier était un cylindre blanc, incliné dans le ciel à 45°, à une altitude de 2 400 mètre. Les objets furent également perçus sur les radars de la toute proche station de Mont-de-Marsan. Devant lui, une trentaine d’objets sphériques progressaient par couples. M. Prigent les observa grâce à ses jumelles et vit qu’il s’agissait de sphères rouges cerclées d’un anneau planétaire de couleur jaune, comme des versions réduites de Saturne. Tous les ovnis émettaient de temps en temps des jets de vapeur, et laissaient derrière eux de longues traînées d’une substance tombant lentement au sol. De nombreux témoins assurèrent qu’il en tombait encore des heures après ; tout d’abord gélatineuse, cette substance se gazéifiait ensuite. Au début des années 50, les phénomènes ovni furent souvent accompagnés de précipitations aussi curieuses, surnommées " cheveux d’anges ".
  • 18 novembre, Italie : le fermier Nello Ferrari de Castelfranco se vit soudain baigné de lumière rouge : levant les yeux, il vit à 9 mètres du sol un large disque (20 mètres) d’une couleur entre le cuivre et l’or, dont le dessous était équipé d’un cylindre en rotation – qui faisait des bruits semblables à ceux d’un moteur électrique. L’ovni était surmonté d’une tourelle d’où trois êtres l’observaient franchement. Ils avaient l’air " parfaitement humains ". Le cylindre s’escamota puis l’engin partit verticalement à vive allure.
  • 6 décembre, golfe du Mexique : un bombardier B-29, au terme d’un exercice de vol nocturne en Floride, filait rejoindre sa base au Texas. A 5 h 24, l’avion était à 160 km de la côte de Louisiane, à 160 km de Gaveston, et à une altitude de 5 400 mètres. Le clair de lune était intense. Une minute plus tard, le premier de trois " inconnus " apparut sur le radar du B-29, se dirigeant droit sur le bombardier. Ces trois ovnis passèrent près de lui sans dommage et l’équipage estima leur allure à 8 440 km/h. Quelques instants plus tard, quatre nouveaux ovnis apparurent, suivant la même trajectoire, et cette fois l’équipage les vit. A 5 h 31, deux autres ovnis foncèrent sur le B-29 à la même vitesse et le dépassèrent. Puis cinq ovnis apparurent sur le radar ; ils se trouvaient derrière le bombardier et suivaient une trajectoire perpendiculaire à la sienne. Ils firent brusquement un crochet, se dirigèrent vers le B-29, et ralentirent leur allure durant 10 secondes avant de virer de bord. Ensuite, un immense spot apparut sur l’écran du radar. Les ovnis plus petits, sans ralentir leur vitesse, semblèrent venir s’y fondre. Puis le spot géant prit de la vitesse, quittant l’écran à une vitesse calculée à 14 500 km/h. Les trois dispositifs radar du B-29 fonctionnaient parfaitement et indiquaient tous la même chose. Beaucoup de ces apparitions de 1952 furent sans doute des phénomènes naturels et des avions mal identifiés, résultant d’une fascination contagieuse pour les ovnis. Mais il semble également raisonnable d’affirmer que de nombreux témoins ne se sont pas trompés. A l’époque, en effet, l’USAF encourageait l’intérêt pour les ovnis afin de recruter du personnel pour son tout nouveau Corps d’observateurs terrestres !

 

Juillet 1952

Les soucoupes volantes attaquent

En juillet 1952, les Etats-Unis connaissent une deuxième grande vague, sans précédent dans l’histoire des observations de soucoupes volantes. Des centaines de témoignages décrivent le survol de la capitale Washington D.C., plusieurs soirs d’affilée, par des objets d’ailleurs repérés par les radars militaires. Les avions de chasse décollent, mais sans résultat. La population est en effervescence. Lors d’une conférence de presse, le général John A. Samford, porte-parole du Pentagone, explique que l’on se trouve bien en présence de " phénomènes incroyables rapportés par des observateurs crédibles ", mais que les éléments enregistrés, eux, sont sans doute le résultat d’échos fantômes (en anglais angels, " anges ") provoqués par des inversions de température dans les hautes couches de l’atmosphère.

 

TYPE 4 et 5 (Disques lumineux et lumières dans le ciel)

Des ovnis au-dessus du capitol

Washington, DC, Etats-Unis

  • 19-20 juillet : entre 23 h 40 et 5 heures, deux radars couvrant la région de Washington perçurent huit ovnis dans une zone aérienne interdite. Ils volaient à une allure comprise entre 160 et 480 km/h, accélérant brusquement à des vitesses phénoménales. Des commandants de bord signalèrent également d’étranges lumières dans le ciel de la capitale, qui se comportaient de la même façon. Des jets d’interception, retardés par une précédente enquête sur des ovnis au New Jersey, arrivèrent à 3 h 30 : les ovnis disparurent alors, puis réapparurent après leur départ. A un moment, des opérateurs radar qui suivaient les événements depuis Andrews AFB, virent une imposante sphère orange brillante, en vol stationnaire au-dessus de la base.
  • 26-27 juillet : à partir de 21 heures, entre six et douze ovnis effectuèrent des manœuvres semblables. A 2 heures, des intercepteurs de Wilmington (Delaware) s’envolèrent rapidement, mais là encore les ovnis disparurent de la vue et des écrans radar dès que les jets entrèrent dans leur champ, puis réapparurent 10 minutes plus tard alors que les avions regagnaient leur base. Toutefois, vers 3 h 20, une nouvelle escadrille de chasseurs entra en scène et les ovnis restèrent visibles. Le lieutenant William Patterson fut encerclé par un anneau de gigantesques lumières de couleur blanc-bleu qui s’éclipsèrent avant qu’il ait reçu l’autorisation de tirer.

 

20 novembre

TYPE 3 (Rencontre rapprochée du troisième type)

Contact avec Vénus

Désert de Mojave, Californie, Etats-Unis

George Adamski était un vendeur de sandwiches qui se prétendait " professeur " et " philosophe ". Il vivait à Palomar Gardens, au pied du mont Palomar, en Californie. Il était convaincu que les autres planètes de notre système solaire étaient habitées. Il donnait des conférences sur les ovnis et les extraterrestres lorsqu’il entendit des rumeurs affirmant que des soucoupes volantes auraient atterri dans le desert de Californie. Le jeudi 20 novembre 1952, Adamski (alors âgé de 62 ans), sa secrétaire Lucy McKinnis, et la propriétaire de Paloma Gardens, Alice Wells, retrouvèrent M. et Mme Al Bailey ainsi que le docteur George Williamson, accompagné de son épouse sur l’autoroute près de Blythe (Californie), afin de se rendre dans le désert dans l’espoir de voir un ovni au sol.

Après un léger pique-nique, le groupe scruta le ciel. C’est alors que " volant haut et sans bruit, apparut un gigantesque engin argenté en forme de cigare, sans ailes ou appendices d’aucune sorte ". Pris d’une intuition, Adamski demanda à quitter la route. Deux des personnes présentes l’accompagnèrent sur un chemin de terre, puis Adamski renvoya ses compagnons à l’endroit où ils étaient auparavant pour qu’ils poursuivent leur observation. Comme ils repartaient, d’autres engins apparurent qui tentèrent d’encercler celui de très grande taille. Le vaisseau bascula vers le haut et repartit dans l’espace.

Adamski vit peu après un éclair dans le ciel et " un magnifique engin qui semblait flotter au-dessus d’un col entre deux cimes montagneuses ". Puis Adamski réalisa qu’un homme lui faisait signe du haut d’un ravin situé 410 mètres plus loin. Ce n’est qu’arrivé près de lui qu’il se rendit compte qu’il faisait face à un visiteur d’un autre monde. " Sa beauté surpassait tout ce que j’avais déjà vu ", écrivit-il plus tard. L’homme mesurait environ 1 m 50 pour 60 kg et semblait avoir – en termes terrestres – 28 ans. Une chevelure ondulée, de couleur blond roux, lui tombait sur les épaules. Sa peau était celle d’un blanc bronzé. Il avait un front très haut, " des yeux gris-vert, calmes " et légèrement bridés, des pommettes saillantes et un nez " finement ciselé ". Il semblait être imberbe. L’extraterrestre portait une tenue d’une seule pièce, de belle texture et d’une couleur brun chocolat, sans attaches ou poches visibles, avec une large ceinture et un grand col moulant. Ses chaussures étaient rouge sang, avec des pointes arrondies.

Grâce à un mélange de langage par signes et de télépathie, l’extraterrestre affirma venir de la planète Vénus. Les Vénusiens étaient sur terre car ils s’inquiétaient de ce que la Terre puisse être détruite par des radiations nucléaires. Le Vénusien refusa d’être pris en photo, de peur d’être reconnu. Il affirma que certains de leurs engins avait été abattus par " les hommes de ce monde " et qu’un jour viendrait où ils pourraient atterrir franchement. Il permit à Adamski de s’approcher de la soucoupe qui était en vol stationnaire à côté d’eux, mais pas d’y entrer. Puis le Vénusien remonta à bord, et l’engin repartit en planant silencieusement.

 

Année 1954

29 juin 1954

TYPE 6 (Divers disques lumineux, divers témoins)

Un objet dans les couloirs aériens

Océan Nord-Atlantique

Quittant l’aéroport new-yorkais Idlewild (aujourd’hui rebaptisé John F. Kennedy), le boeing Stratocruiser Centaurus de la British Overseas Airways Corporation avançait lentement (415 km/h) à une altitude de 5 700 mètres vers Newfoundland pour une escale de ravitaillement avant de franchir l’Atlantique et gagner l’Angleterre.

Au-dessus de la mer, au large des côtes du Labrador, le capitaine James Howard vit à sa gauche un immense objet, apparemment métallique, émerger d’un trou du nuage au-dessus de lui. Six objets plus petits l’encerclaient. L’objet le plus grand se mit à prendre successivement plusieurs formes. Le capitaine Howard en dessina certaines sur son bloc-notes : il s’agissait notamment d’une poire, d’un combiné téléphonique et d’un boomerang ou d’une aile delta. Le copilote Lee Boyd contacta le contrôle au sol et dit : " Nous ne sommes pas seuls. – Qu’est-ce que c’est ? interrogea Boyd. – Nous ne le savons pas mais nous avons fait décoller un Sabre (un jet de chasse) de Goose Bay pour aller voir ".

Les ovnis suivirent le Stratocruiser à 5 km de distance durant 20 minutes, observant la même allure que lui, et furent contemplés par l’équipage et les trente passagers. Lorsque le Sabre s’approcha, les six objets plus petits se mirent en ligne et se fondirent un à un dans le plus grand. Celui-ci commença alors à rapetisser. Lorsque le Sabre fut arrivé, l’ovni s’était évanoui.

 

Automne 1954

TYPE 1, 2, 3, 4 et 5 (Rencontres rapprochées)

Vague d’atterrissages en France

France

On transmit aux autorités française, entre la mi-septembre et novembre 1954, au moins 156 rapports au sujet d’ovnis observés alors qu’ils atterrissaient ou étaient déjà posés au sol. En voici un échantillon : 

  • 10 septembre, Quaroubles : à 22 h 30, Marius Dewilde fut dérangé par les hurlements de son chien. Dehors, il vit des êtres sans bras, hauts de 1 m, " qui avançaient lentement sur leurs jambes très courtes ". D’une " forme " proche darda un rayon de lumière blanc-vert qui le paralysa. Les êtres rentrèrent dans la forme, laquelle se leva dans un bruit de sifflement et s’envola vers l’est, en émettant une lueur rouge. L’on découvrit plus tard des marques au sol qui, d’après les calculs d’un ingénieur, ne pouvaient être que le fait d’un objet lourd de 30 tonnes. D’autres témoins virent également la lumière rouge.
  • 2 octobre, Croix d’Epine : le mécanicien Ernest Delatre (19 ans) rentrait chez lui en scooter lorsqu’un ovni orange de forme ovoïde, brillant vivement, de la taille d’un petit bus, atterrit sur la route. Il vit des formes sombres " ressemblant à des sacs à patates " se déplaçant à côté. Comme il approchait, l’ovni décolla, changeant de couleur pour devenir bleu. Deux autres témoins de villages voisins signalèrent eux aussi l’ovni.
  • 4 octobre, Poncey : Mme Fourneret et son fils virent un " corps " allongé émettant une lumière orange, large de 3 mètres, atterrir à 18 mètres de leur maison. Ils s’enfuirent. Peu après, des voisins armés investirent le lieu et découvrirent un grand trou, tout récent, dont l’apparence laissait penser que la terre en avait été aspirée. On ne trouva nulle part la terre manquante.
  • 20 octobre, Turquenstein : Jean Schoubrenner roulait à proximité du village lorsqu’une immense lumière brilla sur la route devant lui. Lorsqu’il fut à 18 mètres de distance de celle-ci, il se sentit paralysé et le moteur de son véhicule cessa de fonctionner. Il sentit une chaleur se répandre dans son corps. L’ovni s’envola quelques secondes plus tard, et lui et son véhicule retrouvèrent la normalité.

Il n’y eut pas d’apparitions dans les grandes agglomérations urbaines. 15 % seulement des rapports d’atterrissage furent faits par des témoins uniques. Il semblerait que quelque chose de plus qu’un simple phénomène psychologique ait été à l’œuvre.

 

Année 1955

21-22 août

TYPE 3 (Rencontre rapprochée du troisième type)

Le domicile des Sutton assiégé

Ferme des Sutton, Kelly, Kentucky, Etats-Unis

A la ferme des Sutton, il y avait cette nuit-là huit adultes et trois enfants. Billy Ray Taylor et sa femme June étaient venus rendre visite à Elmer, le plus âgé des deux fils Sutton. Vers 19 heures, Billy sortit dans la cour pour tirer de l’eau au puits. Il vit alors un gigantesque objet, " vraiment brillant, mais d’où s’échappaient toutes les couleurs de l’arc-en-ciel ", atterrir dans un ravin asséché tout proche. Lorsqu’il revint dire aux Sutton ce qu’il avait vu, personne ne se soucia d’aller y jeter un coup d’œil.

Une heure plus tard, le chien commença à aboyer dans la cour. Elmer et Billy Ray, suspectant des intrus, se saisirent de leurs armes et se postèrent à la porte de la cuisine. Ils virent lentement s’approcher de la maison un petit homme " brillant " dont les mains étaient au-dessus de la tête. Ils firent feu. Le petit personnage culbuta en arrière sous l’impact des balles, qui le touchèrent en faisant un bruit " comme si l’on avait tiré dans un seau ". Puis il s’enfuit.

Plusieurs autres créatures s’approchèrent de la maison, venant de directions différentes, et se firent tirer dessus. L’un fut entendu sur le toit de la cuisine : Elmer et Billy Ray firent feu sur lui et il tomba – puis flotta sur 12 mètres pour s’arrêter contre une clôture. Les deux hommes tirèrent à nouveau, simultanément. La chose s’écroula puis détala à quatre pattes dans les herbes derrière la clôture. Les coups de feu ne tuaient pas les intrus, et ils semblaient plus effrayés par les lumières des torches des Sutton que par les projectiles. Lorsqu’ils étaient atteints, ils tombaient à quatre pattes et détalaient.

Les créatures, lorsqu’elles se tenaient debout, faisaient toutes un petit peu plus de 1 mètre. Elles avaient des têtes arrondies, en forme d’œuf, de très grands yeux jaunes largement espacés et d’immenses oreilles rappelant celles des éléphants. Leurs bras, longs et minces, se terminaient par des mains comme des griffes. Leurs corps étaient droits, fluets, d’une couleur argentée qui semblait briller de l’intérieur. Cette lumière interne s’intensifiait à chaque fois qu’on leur tirait dessus – ou qu’on criait dans leur direction.

La famille apeurée s’enferma dans la maison. Pour finir, après environ trois heures durant lesquelles les intrus regardaient de temps en temps au travers des fenêtres, les huit adultes et les trois enfants coururent jusqu’aux deux voitures de la ferme et roulèrent jusqu’à Hopkinsville, à 11 km sur la route 41, afin d’alerter la police. Six officiers, dont le chef de la police locale, retournèrent à la ferme avec la famille et examinèrent les lieux, sans trouver trace des visiteurs. Ils s’en allèrent vers 2 heures du matin, et la famille se coucha. Les créatures revinrent alors, entourant la maison et regardant par les fenêtres. Elles essuyèrent encore quelques coups de feu avant de se retirer vers 5 h 15.

 

Année 1956

13 août

TYPE 6 (Observations visuelles et repérages radar)

Un appareil d’origine inconnue

Bases de Bentwaters et de Lakenheath, près d’Ipswich, Suffolk, Angleterre

Les bases de la Royal Air Force de Bentwaters et de Lakenheath étaient toutes deux louées à l’United States Air Force. Tout appareil inconnu venant de l’est en survolant la mer du Nord était considéré comme potentiellement hostile. La nuit du 13 au 14 août, plusieurs ovnis volant à des vitesse prodigieuses furent tour à tour repérés simultanément par six radars militaires. La dernière intrusion fut la plus spectaculaire.

A 22 h 55, le radar au sol de Bentwaters repéra un objectif non identifié venant de la mer et se déplaçant à des vitesses comprises entre 3 200 et 6 450 km/h, allures dépassant les possibilités de tout appareil conventionnel. L’ovni survola carrément la base et disparut de l’écran 48 km à l’ouest. L’opérateur d’une tour de contrôle le vit passer et le pilote d’un C-47 de l’USAF, volant à une altitude de 1 200 mètres, vit depuis son avion un éclair de lumière floue au sol. L’ovni apparut sur les radars de Lakenheath, réalisant des acrobaties. La base alerta la RAF, qui envoya un chasseur Venom NF2a depuis sa base de Waterbeach. Le Venom le rejoignit bientôt, mais l’ovni fit un tour sur lui même et se plaça derrière le chasseur, lequel tenta alors de le semer, sans succès. Un second Venom les rejoignit, mais l’ovni s’éloigna au loin en perdant de l’altitude. Il fut pour la dernière fois observé par radar alors qu’il filait vers le nord à 970 km/h.

 

Année 1957

15-16 octobre

TYPE 3 (Rencontre rapprochée du troisième type)

Accouplement avec une extraterrestre

Sao Francisco de Sales, Minas Gerais, Brésil

Agé de 23 ans, Antonio Villas Boas vivait avec ses parents, ses frères et ses belles-sœurs dans une petite ferme. La nuit du 15 au 16 octobre 1957, il était dehors, seul, labourant les champs à la lumière des phares de son tracteur. Vers une heure du matin, Villas Boas vit une " grande étoile rouge " descendre du ciel vers le bout du champ où il travaillait. Comme la lumière rouge était descendue environ 45 mètres au-dessus de lui, il put voir qu’il s’agissait d’un objet en forme d’œuf. Sa lueur éclipsa les lumières de son tracteur lorsqu’il atterrit à 15 mètres de Boas. Des lumières pourpres ceignaient son pourtour. Trois éperons, éclairés d’une lumière rouge, se trouvaient à l’avant.

Sa partie supérieure, en forme de dôme, tournait en sens contraire des aiguilles d’une montre et, comme l’engin se stabilisait au sol la lumière passa du rouge au vert. Antonio tenta de s’enfuir sur son tracteur, mais le moteur lui rendit l’âme après quelques mètres. Il se mit alors à courir avec difficulté sur la terre fraîchement remuée. Trois créatures s’emparèrent de lui – elles n’étaient pas plus hautes que son épaule, et lui mesurait 1 m 50 – puis l’emmenèrent dans l’appareil qui les attendait. Il fut hissé sur une échelle flexible et pénétra dans l’engin pour se retrouver dans une petite pièce carrée aux murs métalliques, vivement éclairée.

Cinq petits êtres s’y trouvaient : deux d’entre eux le surveillaient attentivement. Ils portaient des combinaisons moulantes, d’une texture fine et douce, irrégulièrement rayées de gris, et de grands et larges casques renforcés de bandes de métal. Des tuyaux sortaient de leurs casques pour disparaître dans leurs vêtements, deux allant sous chaque aisselle et le troisième partant dans le dos. Des " chaussures " aux épaisses semelles semblaient faire partie intégrante de leur costume, de même que des gants épais et apparemment peu maniables. Tout ce que Villas Boas put voir du visage des créatures malgré leur casque, furent leurs petits yeux bleu pâle.

Il fut ensuite conduit dans une autre pièce brillante, de forme ovale cette fois. Les extraterrestres tentèrent alors de communiquer avec lui, par " de lents aboiements et jappements qui n’étaient ni vraiment clairs ni vraiment rauques, certains plus longs, d’autres plus courts, et il semblait parfois qu’il y avait plusieurs sons différents tous ensemble ". La communication échouant, les extraterrestres déshabillèrent alors Villas Boas. L’une des créatures lui frotta l’épiderme à l’aide d’une chose humide ressemblant à une éponge et on lui fit passer encore une autre porte. Au-dessus de celle-ci se trouvaient des " lettres " rouges qu’il devait plus tard reproduire à l’intention des enquêteurs. Dans cette chambre, chichement meublée de quelques chaises et d’une couche, les extraterrestres prirent " une sorte de calice " pour recueillir un échantillon de son sang. Après quoi ils partirent. Une étrange odeur régnait dans la pièce, qui le fit vomir. Une demi-heure plus tard, la porte s’ouvrit, laissant entrer une femme nue, qui était, selon Boas, " plus splendide que toutes celles que j’ai jamais vues ". Elle lui arraivait à l’épaule. Ses cheveux étaient partagés par une raie centrale et lui tombaient à la moitié du cou. Ils étaient lisses et blonds. Sa toison pubienne, elle, était d’un rouge vif. Elle avait un menton pointu, des pommettes saillantes, un nez droit et de grands yeux bleus. Son corps, d’après Villas Boas, était " svelte, et ses seins étaient hauts et bien séparés. Elle avait la taille étroite, le ventre plat et les cuisses larges ". Il continue : " Nous finîmes sur la couche, où nous demeurâmes ensemble un première fois. Il s’agissait d’un acte normal et elle réagit comme aurait fait n’importe quelle autre femme. Puis nous eûmes encore des attouchements, suivis d’un second acte, mais dès lors elle commença à se refuser, mettant un terme à notre relation ". Antonio sentit la colère monter en lui quand il comprit que " tout ce qu’ils voulaient, c’était un bon étalon pour améliorer leur haras ". Avant de s’en aller, elle désigna son ventre puis le ciel, comme pour lui signifier qu’elle accoucherait de leur enfant sur sa propre planète. Après cela, Villas Boas récupéra ses vêtements et on lui fit visiter l’astronef, visite durant laquelle il tenta en vain de dérober un instrument. Il fut ensuite reconduit au sol. L’ovni décolla en penchant légèrement d’un côté. Il disparut dans le ciel comme un boulet de canon. Antonio était resté à bord de l’engin durant 4 heures et 15 minutes.

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